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Films · Documentaire · 2026 · 52

Josefa & Celestino, ma famille de l'oubli

Alors que plus de 6 000 symboles franquistes subsistent dans l'espace public espagnol, et qu'une partie de la jeunesse affirme qu'« on vivait mieux sous Franco », Josefa et Celestino – Ma famille de l'oubli montre comment une histoire intime éclaire la grande, et ce que coûte l'oubli.

Josefa & Celestino, ma famille de l'oubli

Présentation

Le Perthus, dans les Pyrénées-Orientales. Une rue coupe le village en deux : trottoir de gauche, l'Espagne, trottoir de droite, la France. C'est ici que Frédéric Lafont vient marcher dans les pas d'un grand-père qu'il n'a jamais connu. Le récit familial raconte qu'en 1970, Celestino, malade, en fauteuil roulant, a traversé cette rue pour poser un pied côté espagnol. Condamné à mort par Franco, déchu de sa nationalité, il n'avait pas revu son pays depuis trente et un ans. Ce fut la seule fois.

Il meurt l'année suivante, en exil. Il ne verra ni la fin de la dictature ni le 14 octobre 1977, jour où l'Espagne vote l'amnistie. Pour prix de la démocratie, les crimes du franquisme ne seront jamais jugés. Dans la famille de Frédéric Lafont, cette loi porte un autre nom : la loi d'amnésie.

Josefa, sa femme, avait vingt-quatre ans lorsqu'elle a franchi les Pyrénées en 1939 avec cinq enfants, avant dix mois de camp dans les Hautes-Alpes. Comme des milliers d'exilés républicains, le couple s'est reconstruit en France. Et s'est tu. L'histoire ne s'est transmise que par bribes, à l'abri du cercle familial.

Leur petit-fils a grandi avec ces bribes. Il décide aujourd'hui de remonter le fil. Mais une question l'accompagne tout au long du voyage : de quel droit briser un silence que ses grands-parents eux-mêmes ont choisi d'entretenir ?

Du camp de Gurs, dans le Béarn, le plus grand des camps d'internement du sud de la France, au laboratoire d'anthropologie légiste de l'Université autonome de Madrid, où l'on tente de rendre un nom aux disparus des fosses communes, sa quête le conduit jusqu'à sa famille espagnole. Autour d'une table, il retrouve ses cousines, nées et élevées sous la dictature. Un dîner qui n'avait jamais eu lieu. Pour la première fois, les deux mémoires d'une même famille, celle de l'exil et celle du silence imposé à ceux qui sont restés, se parlent.

Au bout du voyage, il y a un tableau. Une toile du peintre de l'exil Francisco Bajén, offerte à Celestino, passée de Josefa à sa fille, puis à son petit-fils. Pendant plus de soixante ans, elle a accompagné le silence de la famille sans que personne ne sache vraiment d'où elle venait. Frédéric Lafont choisit d'en faire don au musée Bajén, dans le Tarn, avec ses deux enfants à ses côtés. Pour que cette mémoire ne reste plus enfermée dans l'intimité familiale, et que la génération suivante connaisse enfin ses racines.

Alors que plus de 6 000 symboles franquistes subsistent dans l'espace public espagnol, et qu'une partie de la jeunesse affirme qu'« on vivait mieux sous Franco », Josefa et Celestino – Ma famille de l'oubli montre comment une histoire intime éclaire la grande, et ce que coûte l'oubli.

Un documentaire de Frédéric Lafont, diffusé à partir du 29 octobre sur ICI Nouvelle-Aquitaine

Synopsis


Pays et lieux

France, Espagne

Auteurs

Frédéric Lafont

Réalisation

Frédéric Lafont
François Cauwel

Producteurs

Producteur délégué : Anthony Dufour

Équipe technique

Images : François Cauwel

Musique originale : Olivier Adelen

Son :
François Cauwel
Ilan Duhne

Montage
Esthel Horrenberger

Équipes et moyens techniques de post-production :
La Fabrique France TV

Direction déléguée de la Post-Production
Sébastien Grandsire
Benjamin Landsberger

Responsable de post-production
Nicola Cometti
Assisté de
Louise Renault

Responsable technique
Jérôme Billaut

Monteur son
Benjamin Poilane

Mixeur
Simon Lebel

Étalonneur
Julien Descamps

Opérateur synthés
Benjamin Caron

L’atelier vidéographique de Nancy
Olivier Gerber
Claude Etienne

Graphiste
Arménio Galvao de Almeida



















Équipe de production

Directeur de production : Nicolas Wiart

Chargées de production
Théa Rachmuhl
Louise Pouchoulon

Assistante de production : Mona Paniez

Assistant-monteur : Hippolyte Lathière

Remerciements

Mairie de Monestiés

Mado et Jean-Pierre, Sophie Mulot, Maryvonne Tosser, Sophie Larmoyer, Marianne,
François, Nicolas, Mathias, Anthony

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Partenaires et coproducteurs

France 3 Avec la participation de France Télévisions

Avec la participation du Centre national de cinéma et de l'image animée

En coproduction avec Pictanovo, avec le soutien de la Région Hauts-de-France