Hikari naît en 2002 à Tokyo. Hikari, en japonais, veut dire la lumière, fugace. Anthony Dufour, journaliste et réalisateur, s'y installe avec l'une des premières caméras numériques et un banc de montage portable. La télévision française raconte alors la mondialisation en expédiant des équipes pour quelques jours dans des pays lointains, d'où elles reviennent avec des clichés. Hikari propose l'inverse : des journalistes français et européens qui vivent sur place, et y restent.
Pékin ouvre ensuite, puis Séoul. Le réseau s'étend aux Amériques et à l'Europe, sur le même modèle. À la fin des années 2000, la maison installe en France une agence de presse et une société de production, à Lille, puis un bureau à Paris.
Le catalogue compte aujourd'hui plus de cinq cents productions, souvent primés dans les festivals français et internationaux, du FIGRA au Festival international sur les droits humains. Hikari est une entreprise indépendante, membre de l'USPA et de Rhizom, et une agence de presse agréée.
Notre indépendance est totale. Hikari est détenu par ses collaborateurs.
Les caméras ont changé de taille plusieurs fois depuis Tokyo. L'idée de 2002 n'a pas bougé : être là, et raconter.